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INTERVIEW GALA

 
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Marie
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MessagePosté le: Sam 3 Nov - 15:30 (2007)    Sujet du message: INTERVIEW GALA Répondre en citant

« On s’est aimées tout de suite »
Lire sa bio Envoyer à un ami Mais aussi Leurs secrets La photo du jour On ne parle que d... zoom


Elles se sont connues, se sont reconnues, et ne se quittent plus. Réunies pour la première fois au théâtre, les deux femmes de cœur préférées des Français nous parlent de leurs fous rires, de leurs chagrins, et de cette amitié qui est avant tout une histoire d’amour.

Pas fugueuses – en tout cas, pas dans la vie–, juste un tout petit peu en retard. En les attendant, on a pu admirer la galerie de portraits qui orne les murs du vaste bureau de Line Renaud : Line qui claque la bise à Alain Delon, Line qui frotte son chapeau à celui d’Ingrid Bergman, Line qui coupe un gros gâteau avec Maurice Chevalier... Jeune et puis un peu moins jeune, toujours chic et pimpante, en noir et blanc puis en couleurs. Et puis la voilà, suivie d’une Muriel Robin amincie et joyeuse. « On y va Linette ? », lance la plus jeune en s’installant dans le canapé. Allons-y, comme à la maison.
Gala : Ça va, pas trop traqueuses à l’idée d’investir le Théâtre des Variétés ?
Muriel Robin : Ça va. Je n’ai jamais trop souf fert du trac. Ou alors, de façon détournée. Peut-être que les 15 kilos en trop que j’ai portés si longtemps étaient une forme de peur. Line Renaud : Moi j’en souffre. Dès lors que je m’investis dans un projet, j’ai un nœud au ventre qui ne me quitte pas. Surtout au moment de me coucher. Là, c’est terrible. Gala : D’autant que vous êtes insomniaque.
Line Renaud : Moi j'en souffre. Dès lors que je m'investis dans un projet, j'ai un noeud au ventre qui ne me quitte pas. Surtout au moment de me coucher. Là s'est terrible.
Gala : D'autant que vous êtes insomniaque.
L. R. : C’est vrai. Je ne m’endors jamais avant 4 heures du matin, contrairement à Muriel, qui dort très bien.
Gala : Chez vous, ce sont plutôt les points communs que l’on retient. Vous fumez toutes les deux.
L. R. : Surtout Muriel. Moi, je fume deux cigarettes par jour depuis la mort de mon mari. C’est ma récompense, le soir, avec un petit porto.
Gala : Vous détestez les vacances.
M. R. : Ce fut longtemps vrai. Mais j’ai appris à les aimer.
Gala : Vous partagez aussi le goût du risque.
M. R. : On se ressemble beaucoup sur ce point-là, oui. Nous sommes deux femmes fortes, deux énergies qui n’ont pas peur de se mettre en danger. Line a arrêté les plumes, moi j’ai arrêté les sketchs, sans savoir où nous mèneraient nos carrières respectives.
L. R. : Le plus gros risque que j’ai pris dans ma carrière, c’est de quitter la France pendant trois ans. Quand je suis revenue, au début des années soixante-dix, je pensais que mes fans m’avaient oubliée. Et puis Loulou et moi avons entrepris une immense tournée. C’était plein partout. Je me suis dit alors : « C’est magnifique ! Ils sont là ! »
Gala : Vous souvenez-vous de votre première rencontre ?
L. R. : Bien sûr. Raconte, Mumu.
M. R. : C’était en 1988. Line était venue voir mon premier spectacle au Tintamarre. Peu de temps après, on s’est recroisées lors du mariage de Johnny Hallyday. Dans la voiture, Line m’a dit : « J’aimerais vraiment qu’on se revoie. » Je lui ai répondu qu’elle avait déjà beaucoup d’amis et que je me sentais toute petite à côté d’elle. Elle m’a rétorqué : « Des amis, on en a très peu. » Aujourd’hui, je suis très fière de compter parmi ceux-là.
Gala : Il y a plusieurs étapes dans une amitié. Entre vous, le déclic s’est produit quand ?
L. R. : En fait, on s’est aimées tout de suite. On s’est connues et on ne s’est plus quittées.
M. R. : Notre relation a tout de suite été intime. Le moment clé s’est peut-être produit le soir du 2 août 1990, quand nous nous sommes croisées par hasard dans la rue. Line et Loulou m’ont invitée à dîner et, moi qui dis non à tout, j’ai accepté, parce que Line m’avait tapé dans l’œil quand j’étais toute petite. Comme c’était mon anniversaire, Loulou m’a chanté une chanson qu’il avait écrite pour Yves Montand, Le pianiste américain. Quelques années après, quand Line a sorti un album en hommage à Loulou, elle m’a proposé de reprendre cette même chanson. La boucle était bouclée.

Gala : Line, vous parlez souvent de Muriel comme de votre fille.

L. R. : Parce qu’elle tient une place vraiment à part dans ma vie. Comme Claude Chirac. Je vais vous raconter une histoire. Peu de temps avant la mort de ma maman, Muriel a senti qu’il allait se passer quelque chose. Un soir, elle s’est invitée à dormir à la maison, sans me dire pourquoi elle était là. Et, le lendemain, ma mère est partie. Muriel m’a accompagnée dans ce moment terrible. Ce sont des choses que l’on n’oublie pas.
Gala : Muriel, vous avez beaucoup changé physiquement ces dernières années. Line vous a-t-elle aidée dans cette métamorphose ?
L. R. : Je ne crois pas, non. Elle s’est gagnée toute seule.
M. R. : Se sentir mal dans sa peau est une souffrance tellement intime qu’on doit la
gérer toute seule.
L. R. : Le moment où je t’ai aidée, c’est quand tu m’appelais vers 4 heures du matin de Saint-Etienne, quand ta maman allait mal. Tu parlais, tu parlais... Tu étais tellement malheureuse.
Gala : Au début de Fugueuses, vos deux personnages ne s’apprécient guère. Dans la vie, vous arrive-t-il de ne pas vous supporter l’une l’autre ?
L. R. : Jamais. Muriel est comme moi. Quand quelque chose ne va pas, cela sort
tout de suite. On s’est juré de tout de se dire, du coup, rien ne reste bloqué.
M. R. : C’est comme dans un couple. Les chaus settes sales de celui ou celle qu’on aime, on les regarde avec tendresse. Line, je la prends comme elle est. Et je distingue bien Linette, ma Linette, de Line Renaud, le monstre sacré que j’ai la chance de connaître.
Gala : Vous avez plutôt des conversations de nanas ou de mère-fille ?
M. R. : Les deux ! Entre nous, il n’y a pas de valise comme il y en a dans les familles. Nous parlons comme des copines, des sœurs, comme une fille et sa mère. Parfois,
c’est elle qui me protège comme une maman. Parfois c’est l’inverse.
Gala : Vous arrive-t-il de réprimander Muriel?
M. R. : Oui. Parce que je ne l’appelle pas assez souvent. Line, c’est une dingo du téléphone.
L. R. : C’est vrai. Je n’aime pas quand tu ne m’appelles pas.
Gala : Plus de trente ans vous séparent. Laquelle de vous est la plus jeune d’esprit ?
M. R. : Line, sans hésitation. Après le spectacle, elle est toujours prête à faire la fête, alors que moi, je rêve déjà d’aller me coucher. Je mange bio, je me couche tôt. Je me protège un peu. Le problème, c’est que Line a une telle vitalité, malgré ses presque quatre-vingts piges, qu’il m’est impossible de râler quand j’ai mal quelque part. Ça la ficherait mal !
Gala : Un souvenir commun fort ?
M. R. : Je n’oublierai jamais le jour où Line est venue assister à la dernière répétition d’Au Secours, ma comédie musicale. Elle était assise toute seule, dans une salle de trois mille personnes. Et moi, j’étais sur scène, morte de trouille à l’idée de descendre mon escalier en bas résilles et hauts talons devant elle.
L. R. : Moi aussi, j’étais terrorisée. Je tremblais pour toi.
Gala : Vous n’avez pas d’enfants ni l’une ni l’autre. Cette absence vous a-t-elle rapprochées ?
L. R. : Moi, j’en ai souffert jusqu’à l’âge de soixante ans. Mais quand je vois la dureté du monde actuel, je suis presque soulagée de ne pas avoir d’enfants. Je me ferais tellement de soucis pour eux !
M. R. : Je ne sais pas si ça nous a rapprochées... Parce que l’histoire n’est pas finie pour moi. On ne sait pas ce que prévoit l’avenir. Un jour, il faudra peut-être que je demande à Line si elle
accepte d’être grand-mère.
Gala : Line ?
L. R : J’accepte, bien sûr !
Propos recueillis par Géraldine Catalano
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MessagePosté le: Sam 3 Nov - 15:30 (2007)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 9 Fév - 15:36 (2008)    Sujet du message: INTERVIEW GALA Répondre en citant

Superbe article !!!!
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:59 (2017)    Sujet du message: INTERVIEW GALA

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